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28/05/2013

Un week-end de repos absolu

week end.jpgUn week-end de repos absolu
Davide Cali / Alexandra Huard
Editions Sarbacane 15,50€ 

Sous couvert d’une fantaisie légère dénonçant la dépendance au travail des cadres supérieurs qui ne peuvent jamais s’arrêter de turbiner et de s’agiter, cet album m’a semblé triste et affligeant. Ainsi la légèreté n’est pas de mise pour nous montrer l’abandon dont est victime le petit garçon qui semble invisible aux yeux de ce couple. De fait, l’album ne décrit pas une famille mais plutôt un couple fusionnel campé d’un bambin qui n’a pas sa place et qui est livré à lui-même.
Certes ses parents sont des hyper-actifs, le livre nous le souligne assez. Mais les auteurs ont manifestement oublié de penser aux âmes sensibles qui liraient cet album et se préoccuperaient du bien-être du petit garçon. L’enfant nous est décrit comme parfaitement autonome, ne sollicitant jamais ses parents, et s’occupant des heures durant seul. Il se suffit à lui-même et sourit à chaque page, sourire qui m’a laissé dubitative, tout comme l’ensemble de l’album, vous l’aurez compris aisément. Anne Helman

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02/08/2008

Au nom des petites filles et des petits garçons…

Il y a quelques jours, la déléguée de secteur Gallimard jeunesse vient nous présenter les nouveautés à paraître en octobre 2008. Maquettes et explications défilent, Floriane et moi-même sommes attentives. Distinguer les ouvrages de qualité parmi la quantité de livres présentés, déceler ceux qui nous semblent d’emblée moins importants, anticiper la quantité que nous pensons pouvoir vendre de chaque titre à paraître, tel est alors notre travail de libraires. Nous touchons là au cœur de notre métier. Mais lorsque cette charmante jeune femme en vient à nous montrer les deux titres suivants : Les 15 plus belles histoires pour les petites filles et son pendant Les 15 plus belles histoires pour les petits garçons, moi qui étais plutôt affable jusqu’alors, je deviens tout à coup beaucoup moins souriante et lui demande froidement de bien vouloir me montrer la liste des albums contenus dans chacun de ces recueils. C’est ainsi que je vois, par exemple, que Le monstre poilu a été placé dans la compilation pour fillettes, et Rendez-moi mes poux dans celle destinée aux garçonnets… Et là je deviens triste, si triste en pensant à toutes les petites filles qui du coup risquent de ne jamais connaître Mathieu et ses amis les poux et, à l’inverse, à tous les petits garçons qui n’auront jamais l’occasion d’éclater de rire au gré des fameux « Poil au kiki » ou encore « Poil aux fesses » de la malicieuse petite Lucile, héroïne du Monstre poilu… Mon visage se crispe, mon sourire a bel et bien disparu.
La représentante, yeux baissés sur son bon de commande qu’elle s’apprête à remplir, un peu gênée, me pose alors la question suivante : «Vous en prendrez combien ?».
«Zéro»  est ma réponse cinglante, sur un ton sans appel. Sauf que chez Gallimard jeunesse… zéro est un chiffre qui n’existe pas ! - Anne

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