Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

[Recommandez ce blog à un ami !] | Page d'accueil du blog | Page d'accueil du site

25/08/2010

Le monsieur, la dame et le quelque chose dans le ventre


le monsieu.jpgLe monsieur, la dame et le quelque chose dans le ventre

Kim Fupz Aakeson & Eva Eriksson
Traduction danoise de Nils Ahl
Pastel, 2003, 13,00€
Tout commence comme un conte de fées. Un couple s'aime d'amour tendre, tant et si bien qu'un beau matin la dame annonce au monsieur avoir "quelque chose dans le ventre". Ensemble ils se préparent à cet heureux évènement, garçon ou fille, peu importe... Ce sera un beau bébé, qu'ils ont hâte d'accueillir. Le jour J, la dame accouche... du "plus mignon des petits singes" ! A partir de là, le conte de fées bascule en cauchemar. Les deux jeunes parents sont tour à tour stupéfaits, ébranlés, honteux, et profondément attristés, on le serait à moins ! C'est l'enfer ! L'enfer de ne pas avoir la destinée qu'ils s'étaient promise, l'enfer et la honte qu'ils éprouvent en affrontant le regard des Autres, jusqu'à ce qu'ils échouent, silhouettes errantes devenues les ombres d'eux-mêmes, dans un zoo... devant la cage des singes où, ô stupeur, ils découvrent un bébé au milieux des animaux. En cet instant, ils songent qu'il serait plus aisé d'échanger leur singe avec le petit humain. Mais, "ils découvrirent qu'on ne peut pas (...) quelque chose à l'intérieur qui nous empêche (...) quelque chose d'étrange". Quelque chose qui ressemble à l'amour.
Cet album, signé Kim Fupz Aakeson et traduit du danois, est un petit bijou d'écriture. La phrase est impeccable et le rythme agréable; le tout regorgeant d'un humour très fin, peut-être propre à l'Europe du nord. Sous couvert d'un phrasé limpide ce texte d'une rare qualité nous emmène dans une profonde réflexion sur la norme et l'amour, servi par les crayonnés tendres et légers d'Eva Eriksson. -Anne

Publié dans Albums, Livres de fond | Lien permanent | Commentaires (0) |